David
V. HERLIHY
Le cycliste perdu – Le tour du monde d’un aventurier et sa mystérieuse disparition
J.C. Lattès
Traduit de l’anglais par Carole Delporte
Titre original : The lost cyclist – The epic tale of an American adventurer and his mysterious disappearance (2010)
Année de parution : 2011
Entreprendre un voyage autour du monde à bicyclette même aujourd’hui reste une aventure qui peut comporter des risques, alors imaginez l’odyssée à la fin du 19e siècle ! L’ombre du pionnier de ce
genre de prouesse, Thomas Stevens, plane d’ailleurs tout au long de ces pages passionnantes d’un bout à l’autre. William L. Sachtleben et Thomas G. Allen Jr. achèvent leur périple à travers
l’Europe et l’Asie quand Frank G. Lenz entame le sien, les hommes se manquent de peu à Shanghai. Pour le duo c’est un retour triomphal à travers les Etats-Unis, et sur le vélo, avec au final un
total de 24 200 km. Frank Lenz démarre son tour de la planète à Pittsburgh le 15 mai 1892, après 8000 km sur ses terres américaines et 1600 au Japon, le voyageur solitaire s’attaque à la Chine,
la Birmanie, l’Inde, la Perse puis la Turquie, c’est là qu’il disparaît.
Après de nombreuses tergiversations, la revue Outing, qui employait Lenz en qualité de correspondant, se décide à envoyer un enquêteur sur place, celui-ci n’est autre que William Sachtleben. Ce
dernier aura fort à faire entre la mauvaise foi et le manque flagrant de volonté de la justice turque, l’inefficacité d’Alexander Terrell (le diplomate américain sur place), les bandits kurdes et
l’instabilité du pays où les Arméniens sont victimes de massacres qui s’achèveront quelques années plus tard en génocide (n’en déplaise encore aujourd’hui au peuple et aux autorités turcs !).
Sachtleben assistera à l’une de ces tueries, se faisant même tirer dessus, il en restera profondément marqué. Le courageux cycliste rentrera au pays en ayant accompli tout ce qui était en son
pouvoir pour dénouer les fils de cette mystérieuse disparition avec l’immense regret de n’avoir pu retrouver le corps de Lenz. Un document qui se dévore d’abord comme un excellent roman
d’aventure avant de muer en un très bon polar, mais c’est tout autant un livre d’histoire sur le vélo (on vit ici les dernières années du grand-bi) et sur les origines d’un nouveau type
d’expédition, à découvrir absolument.
* On aimerait qu’un éditeur français se donne la peine de traduire dans notre langue le livre relatant son exploit, « Around the world on a bicyle » (1888).
La dernière photo de Frank Lenz - Perse, avril 1894
Quatrième de couverture
À la fin des années 1880, Frank Lenz, coureur de grand-bi, originaire de Pittsburgh, rêvait de faire le tour du monde.
Au printemps 1892, Lenz démissionna de son poste de comptable et s'élança vaillamment vers l'ouest, avec pour objectif de parcourir, en tant que correspondant du magazine Outing, trente-deux
mille kilomètres à vélo sur trois continents. Deux ans plus tard, après avoir survécu à d'innombrables péripéties, il arriva en Europe pour la dernière phase de son voyage.
Un voyage dont il ne vit jamais la fin. Sa mystérieuse disparition en Turquie orientale déclencha un tollé international qui obligea Outing, à envoyer un autre cycliste, William Sachtleben, sur
les traces de Lenz.
Nourri de multiples anecdotes sur les pays traversés et les peuples croisés, ce récit captivant retrace les joies comme les dangers de cette grande aventure, l'un des premiers tours du monde à
bicyclette. Cette histoire inédite atteint son point d'orgue avec les efforts héroïques de Sachtleben pour retrouver les meurtriers de Lenz dans une Turquie déchirée et sur le point de
s'effondrer.
| ANNEES | KILOMETRES |
| 2009 | 2397 |
| 2010 | 9106 |
| 2011 | 7311 |
| 2012 | 5094 |